Partager l'article ! Bastien De Almeida le dandy vintage: SPOT SUR… BASTIEN DE ALMEIDA Propriétaire de la boutique de vintage BDA &nb ...

SPOT SUR…
BASTIEN DE ALMEIDA
Propriétaire de la boutique de vintage BDA
Boutique BDA Batignolles
46, rue de la Condamine
75017 Paris
BDA n’est pas une énième boutique de fripes, mais bel et bien un dressing vintage de rêve…
Son propriétaire, Bastien De Almeida, tour à tour inspiré par les clinquantes icônes glamour d’Hollywood et l’excentricité des soirées eighties, ou par la culture underground et le cabaret, fait ses trouvailles aux Etats-Unis, eldorado vintage, qui selon lui, offre une évasion vestimentaire plus généreuse et délirante, plus authentique et créative.
Lorsqu’il chine, Bastien pense aux copines, qu’il imagine déjà divines, dans des robes sculpturales, craque volontiers pour des imprimés époustouflants, et ne jure que par la qualité, les finitions et le tombé d’un vêtement.
En vrai Dandy des temps modernes, Bastien De Almeida sait trouver les pièces qui mettrons sans conteste votre tour de taille en valeur…
Conçue pour être un lieu de passage et d’échanges, la boutique BDA renforce son parti pris, en collaborant avec Sylvain Maury pour son incroyable corner de livres rares et DVD sur l’univers de la mode et du music hall.
Pour les plus téméraires, Bastien a même prévu des cours de couture et de modélisme.
INTERWIEW DE BASTIEN DE ALMEIDA
Q : Vous avez cette magnifique boutique de vintage ; dites-nous un peu comment a démarré le projet ?
J’ai ouvert, il y a même pas un an, il y a 8 mois exactement…
J’ai fais une école de mode, pour être modéliste créateur à la base. Après mes études, j’ai travaillé à la maison Lacroix, mais je me suis vite rendu compte que je n’avais pas envie de travailler pour les autres.
Étant assez passionné par le vintage, par les années 50, et toute cette ambiance, j’ai voulu créer ma boîte et je me suis lancé…Faire la boutique de vintage, les livres et les DVD. Maintenant j’ai aussi des perruques que je fais coiffer aux Etats-unis dans l’esprit glamour des années 50, et les cours de couture. J’ai déjà 50 élèves à peu près.
Je n’ai pas encore ma clientèle attitrée parce que ça ne fait pas assez longtemps que je suis ouvert. Je communique, j’ai beaucoup de parutions dans la presse. Mais même avec la presse, étant dans le 17em, les gens viennent moins par hasard, c’est plus difficile pour que les gens viennent. Même ça marche, parce que je suis quand même très spécialisé ; c’est du vintage mais du vintage américain, à des pris abordables et en très bon état.
Q : Le principe c’est que vous n’achetez pas en gros stock, vous choisissez pièce par pièce.
Je choisis mes pièces aux Etats-Unis, principalement côte ouest : à l’image du glamour hollywoodien ; à Los Angeles, San Francisco… Donc je fais boutique par boutique, je chine pièce par pièce, et je regarde si le modèle est beau, le prix est intéressant…
Je n’achète pas des lots, c’est vraiment des vêtements sélectionnés.
Q : On peut voir qu’il y a pas mal de styles et d’époques qui se mélangent dans votre boutique, quelle est justement l’époque qui rencontre le plus de succès ?
Moi l’époque que j’affectionne le plus c’est les années 40, les années 50, tout ce qui est Joan Crawford, Marilyn Monroe…
Après, l’époque qui rencontre le plus de succès je crois que ce sont les années 50 justement. Moi j’aime beaucoup les années 80, très épaulées, mais ça ne marche pas tellement en tout cas dans ma boutique. Ce n’est peu être pas ma clientèle. Mais vu que c’est une boutique assez chic, c’est plus les années 50. J’ai beaucoup de femmes qui composent ma clientèle, pas forcément des très jeunes ; des femmes des vrais.
Q : Justement par rapport aux grandes icônes féminines ; ce doit être une grande source d’inspiration. Quelle est pour vous celle qui représente LA FEMME ?
Ah moi je suis fan de Joan Crawford. Donc c’est les années 40, 50 ; c’est le style, la personnalité. C’est tout ça justement qui représente les divas hollywoodiennes, californiennes et de Los Angeles également.
Q : et comment pouvez-vous expliquer cet engouement, en analysant ce phénomène autour du vintage ?
Pourquoi le Vintage, pourquoi ça marche? Parce que je pense que nous sommes à un moment où les gens ont besoin d’avoir plus de personnalité et ont un peu ras-le-bol de s’habiller comme tous le monde. Même si ça marche et que la grande distribution fait de très belles choses, comme Zara ou H&M. Je pense que les gens ont besoins de montrer leur personnalité et d’avoir des choses qui sont uniques et que l’on ne retrouvera pas chez tous le monde. Alors que ce soit madame tous le monde, ou même les stars, il y a un moment ou ils en ont marre d’avoir LA dernière robe de tel créateur, et ils ont peut être envie de porter quelque chose qui soit plus personnel et qui traduise une vrai personnalité, parce qu’il auront fait une recherche, et qu’ils auront pris quelque chose qui leur plait vraiment. Il y a aussi des mouvements qui reviennent en force comme le burlesque qui revient à la mode, ce qui fait que les gens ont envi de porter du vintage et de retourner dans ces années là. Et c’est beaucoup de nostalgie. La nostalgie d’une période où les gens avaient plus de style, faisaient plus attention à ce qu’ils portaient. La nostalgie des années 80 c’est la nostalgie d’une période où les gens faisaient plus la fête, les gens se laissaient plus aller à la folie. Donc la façon dont on s’habille est une manière de traduire cette nostalgie.
Q : Si je vous dis « patrimoine de la mode » qu’est ce que cela vous inspire?
Euh patrimoine patrimoine…
Effectivement soi-disant paris est la ville de l’élégance par excellence, même si ça tend à se perdre j’ai l’impression. Mais forcément on a un patrimoine dans le sens ou nous avons un vrai passé de la mode. Mais après, le terme de patrimoine reste un petit peu figé pour moi.
Par exemple si on pense à un musée au niveau de la mode, ça m’embète un peu que les choses soient figées dans un musée. Même si finalement, je tend plutôt à avoir un musée q’une boutique. Je suis le seul commerçant qui dès qu’il vend quelque chose a le cœur brisé. Parce que ce sont des pièces que j’ai chiné, que je suis allé chercher à des milliers de kilomètres, et dès que j’en vend une, je sais qu’elle ne sera pas remplacée.
C’est comme une collection, donc c’est un peu un patrimoine dans ce sens la puisque ce sont des pièces uniques et on sait qu’on ne les retrouvera pas. Mais en même temps j’aime que les choses vivent.
Moi j’essaye de par ma sélection de livres et de films d’avoir une visions des looks. D’avoir de tous les looks, de toutes les époques donc effectivement les années 80 avec « recherche Susan désespérément », après les excentriques, avec « Rocky Horror Picture Show », tout ce qui est années 80, 90 ; et après les années 40 avec Joan Crawford.



