Avant tout Charlotte est une actrice de talent qui gagne de nombreux prix tout au long de sa carrière en tant que meilleur espoir féminin, meilleure actrice, et le prix d’interprétation féminine en 2009 pour « Antichrist »de Lars Von Trie. Elle fait également preuve de suavité en tant que chanteuse, comme nous pouvons le voir dans son dernier album IRM en duo avec Beck.
De sa simplicité remarquable elle est aujourd’hui une icône de charme au style accessible teinté des années 40’s et 60 ‘s. Un beau retour au basic dans un style épuré.
Comme sa mère Jane Birkin, Charlotte aime les pulls classique col V, que l’on choisit pas trop cintrés . La nouvelle muse de Balenciaga porte le Patte d’éléphant ou les coupes droites dans une ambiance délavée et jean brut.
Des accessoires plus luxe Chaussures à talons, bottines, sacs de créateur, l’ancienne égérie de Gérard Darel n’hésite pas à se faire plaisir et exprime sa féminité à travers ses accessoires. Plutôt gros sacs que petite pochette, on fait comme elle et on porte au choix, soit sur un sac à bandoulière, soit sur un sac à anse XL. En ce qui concerne les chaussures, après des années de bottes hautes, elle ose enfin les talons et les bottines ainsi que des slims. Une belle transformation.
Interview Charlotte Gainsbourg ( cf : L’express )
En exclusivité, la comédienne et chanteuse dévoile une autre facette de sa personnalité
Du style, du charme. Mieux, la grâce absolue. Charlotte Gainsbourg a accepté, à l'occasion des séances photo pour lesquelles elle vient de poser, en vue de la prochaine campagne publicitaire de Gérard Darel, et dont nous publions en avant-première les images prises en coulisses, de se prêter au jeu de l'interview sur la mode. Confidences d'une jeune femme qui voue un culte à la discrétion…
Comment êtes-vous venue à la mode? Par le cinéma?
C'est sur L'Effrontée puis La Petite Voleuse, de Claude Miller, et grâce à la costumière Jacqueline Bouchard que j'ai découvert le plaisir de m'habiller. Elle m'a fait porter des vêtements usés, j'ai adoré. Je ne me suis plus vêtue que de fripes pendant des années. Je ne supportais aucun vêtement neuf, tout était trop raide, sans patine. J'aimais l'idée que d'autres avaient habité mes tenues. Vers 15-16 ans, je passais tous mes week-ends aux puces de Clignancourt, je n'étais pas du tout branchée mode, mais j'avais une idée précise de ce que je voulais: un style années 1940. J'achetais des petits chemisiers, pas tellement de jupes. J'ai piqué tôt les jeans de ma mère…
Vous aviez donc un style très affirmé?
Oui. Mais je n'étais pas à l'aise. Aujourd'hui, les filles de cet âge sont bien plus sûres d'elles, elles ont moins de pudeur! Moi, je faisais très gamine, je n'avais pas de formes… Je ne cherchais pas à me cacher, seulement à me mettre en valeur à ma façon. Pas vraiment en jouant sur la séduction, mais un truc un peu comme ça… J'étais plus à même de me déguiser que maintenant, d'avoir un style un peu emprunté pour un jour.
Vous êtes l'image de Gérard Darel. Le fameux photographe Mario Testino est une nouvelle fois l'auteur de ces campagnes. Sous son objectif, vous sentez-vous une icône de mode?
Je ne me considère pas comme une icône; de mode, encore moins… Je ne suis pas une acharnée des défilés et des magazines. Mais ça me flatte de faire des photos avec un grand artiste tel que lui, d'autant plus que nos séances sont très amicales. Mario est un comique! Il fait le clown pour me détendre, il se ridiculise, il me ridiculise… On ne se prend pas très au sérieux.
Choisissez-vous les tenues dans lesquelles vous posez?
Plus ou moins, oui. L'équipe est très respectueuse de ce que je suis. Je ne me sens jamais déguisée. De toute façon, quand cela ne me plaît pas, je suis trahie par ma tête toute crispée! Mon vêtement favori de la prochaine collection est une blouse blanche un poil romantique, avec un très discret petit jabot. Je l'ai gardée après la séance photo. Je suis assez gâtée…
Aujourd'hui, que portez-vous au quotidien?
J'ai tendance à ne pas changer du tout! J'ai un style, je n'en sors pas. J'ai eu longtemps un imper Burberry qui me plaisait beaucoup, je pouvais me cacher derrière, c'était mon bouclier. Je l'enfilais sur un jean pattes d'eph' avec de vieilles bottines. J'ai porté cette panoplie tous les jours pendant trois-quatre ans et, récemment, je m'en suis un tout petit peu lassée. Mais c'est difficile de trouver une tenue qui me plaise tant et qui m'amuse, aussi!
Vous mettez des robes, parfois?
Jamais. J'ai souvent des envies de robes, des désirs d'allure très féminine, anti-ado. J'en achète chaque saison, je dois en avoir une vingtaine, flambant neuves! Dans la cabine d'essayage, j'y crois, je me dis que je vais faire l'effort de la mettre, et puis non! [Rires.] Je suis bien obligée de me rendre à l'évidence: par rapport à l'image idéale que j'ai d'une fille en robe, je suis plus androgyne. Donc, ça ne va pas. J'ai l'impression de jouer à la poupée et, finalement, ma poupée est toujours en jean! Je crois aussi que je ne suis jamais «disponible» dans ma tête pour porter une robe. Je ne me sens pas très libre à Paris. Trop regardée. C'est embarrassant. Alors, j'ai choisi la solution la plus simple: ne pas attirer le regard.
Quand vous tournez un film, vous êtes libérée de ce genre de tourments…
Ça me repose! On choisit à ma place. Souvent, je joue avec mes propres vêtements, comme dans le film de Michel Gondry [La Science des rêves, sortie le 16 août). C'est moi et pas moi, mais c'est agréable d'avoir des petits repères, c'est rassurant.
La féminité, le côté «sexy»: comment concevez-vous ces notions?
Bien sûr, il y a des filles pulpeuses que je trouve sexy. Et il y a aussi des filles plates comme moi que je juge très sexy! Ça peut se nicher ailleurs que dans la chair: dans une grâce… Kate Moss est fine et pourtant très sexy.
Vous êtes souvent habillée par Nicolas Ghesquière pour Balenciaga lors des soirées officielles. Pourquoi lui?
J'aime ses silhouettes modernes, j'ai plaisir à porter ses vêtements, qui semblent faits pour des filles longilignes et plates comme moi. Et Nicolas me plaît humainement, il me rassure. Il y a deux mois, je l'ai sollicité pour m'aider à façonner une autre image de moi à l'occasion de mon album 5: 55 [avec Air, sortie le 28 août]. Pour sortir du trench beige sur jean pattes d'eph'. Il m'a conseillé des pantalons très moulants, des slims que j'ai achetés en noir, gris et jean. Je les porte avec des chemises et des petites vestes courtes et cintrées. Je ne veux pas me transformer - je ne suis jamais sûre de mes changements de style - mais je me laisse guider.
Qui incarne, selon vous, l'élégance au féminin?
Audrey Hepburn, c'est l'élégance absolue. La grâce et le raffinement, sans le côté sexy. Marilyn Monroe est, à mes yeux, une image inégalée non pas d'élégance, mais de grâce et de féminité, avec une magie qui lui était propre. Quant à Gena Rowlands, ce n'est ni la grâce ni l'élégance, mais une féminité parfaite doublée d'une fragilité.
Quelle serait votre icône androgyne?
[Long silence.] Ma mère, quoique je ne l'associe pas seulement à une image androgyne. Elle a peu de poitrine, mais de vraies fesses de femme. Que je n'ai pas, malheureusement!









